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SOMMET DE COPENHAGUE : QUELS ENJEUX ?

Les gouvernements actuels et passés ont voulu nous faire croire que notre société pouvait se construire indépendamment des écosystèmes. Ils ont laissé les forces possédantes et dominantes, au nom de la rentabilité, du profit, du libre-échange et de la concurrence, piller les ressources de la nature sans aucun état d’âme.

L’urgence climatique :

Le réchauffement climatique global est dû a l’augmentation des gaz à effet de serre. Le seuil de précaution climatique pour la concentration atmosphérique mondiale de CO2 présent dans l’atmosphère est de 450 ppm (partie par million). Au-delà de cette limite, la survie de l’être humain est menacée (élévation de la température, montée des eaux, acidification des océans, modification des grands courants marins, …).

En 2008, cette concentration était de 385 ppm et augmente de 2 pmm tous les ans …

Le marché du carbone, un enjeu central pour Copenhague.

Premier accord international visant à réduire les gaz à effet de serre, le protocole de Kyoto est entré en vigueur en 2005. Une majorité de pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions polluantes de 5% en moyenne par rapport à 1990, et ceci d’ici 2012. Les objectifs du protocole sont des objectifs contraignants. Les entreprises sont soumises à un plafond d’émission carbone qu’elles ne doivent pas dépasser.  Pour compenser ces "objectifs contraignants", l’accord de Kyoto offre la flexibilité aux pays sur les manières d’atteindre leurs objectifs et a pour cela , autorisé la construction d’un marché des permis des émissions de carbone. Ce marché des droits à polluer, est politiquement inadmissible, écologiquement inefficace et économiquement dangereux, parce que la gestion d’un Bien Commun comme le climat ne relève pas d’une logique marchande.

Pourquoi demander la justice climatique ? :

Parce qu’il est impossible de dissocier la question écologique de la question sociale.

Parce que les pays développés ont pollué la planète depuis plus de deux cent ans et qu’ils ont ainsi contracté une dette imprescriptible envers les pays du Sud.

Parce que les pays du Nord continuent sous couvert de développement durable et du marché carbone de vouloir spolier les peuples indigènes des terres et des forêts qu’ils occupent .

Les revendications d’attac :

  • Réduction      des gaz à effet de serre pour les      pays riches de 40% en 2020 et 90% d’ici à 2050, au lieu des 20% envisagés      par l’Union Européenne.
  • Re-localisation      économique des entreprises.
  • Re-conversion      de l’agriculture productiviste et de l’industrie.
  • Abandon      des mécanismes d’émission des droits à polluer.
  • Reconnaissance      par les pays du Nord de la dette écologique envers les pays du Sud.
  • Priorité      de la réduction des émissions à la source par des réglementations et des      normes contraignantes.
  • Efficacité      et sobriété énergétiques au lieu du développement des agrocarburants ou de l’énergie      nucléaire qui sont plus polluantes.
  • Instauration      de taxes globales sur les transactions financières, les profits consolidés      des multinationales et la consommation énergétique pour développer les      énergies propres.
  •  

    Lutter contre le réchauffement climatique nous oblige à des remises en cause radicales et rapides de nos manières de consommer et doit nous fait prendre conscience du pouvoir que nous, qui sommes en même temps consommateurs/producteurs/citoyens, nous avons sur la sphère économique et donc politique.

    Nous pouvons agir individuellement et collectivement en ,

    Signant la pétition sur le site : http://www.copenhague-2009.com/

    Participant à la conférence du 2 DECEMBRE à Compiègne