Communiqué de presse Action BNP du 27 Janvier 2018 à Creil

Le 27 Janvier à Creil devant la BNP une trentaine de militant.e.s d'Attac Oise et de sympathisant.e.s se sont réunis pour dénoncer le procès intenté par la BNP à Nicole Briend, militante d’Attac Vaucluse pour un "fauchage de chaises" en Mars 2016.

Nous exigeons la relaxe pour Nicole Briend et nous affirmons la légitimité des actions de désobéissance civile, dans un contexte où les scandales d’évasion fiscale se succèdent sans que les gouvernants prennent des mesures pour y mettre fin.

L’action des lanceurs d’alerte, les révélations des journalistes suivies de mobilisations citoyennes toujours plus fortes, à l’échelle nationale et internationale, sont nécessaires pour faire pression sur les gouvernements et éviter que ce fléau de l’évasion fiscale survive et se développe de scandale en scandale.

Faut-il faire le procès des citoyen.ne.s qui se mobilisent au nom de l’intérêt général, ou bien celui de l’évasion fiscale en bande organisée ?

Faut-il faire le procès des militant.e.s et par là des associations qui ne vivent que par les dons et les cotisations alors que les banques et les multinationales ont des finances illimitées.

A l’occasion de cette manifestation les militant.e.s d’Attac Oise ont fait circuler une pétition demandant la relaxe de Nicole Briend et la condamnation de la BNP pour fraude fiscale.

Cette pétition sera envoyée au comité d'ATTAC Vaucluse pour diffusion au moment du procès.

La pétition en ligne

Si des milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. La nationalisation totale ou partielle des grandes banques privées françaises pour constituer un pôle public d’investissement est une nécessité. Car non seulement les banques privées organisent l’évasion fiscale mais elles spéculent sur les dettes publiques des états qui les ont renflouées après la crise financière de 2008. Enfin, elles continuent d’investir massivement dans des projets polluants (pétrole, gaz de schistes) au lieu de soutenir l’activité économique des petites et moyennes entreprises.

En multipliant les actions, les militants rappellent que des solutions crédibles existent. “ Nous pouvons lutter concrètement contre l’impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de la police fiscale et des administrations qui traquent les délinquants financiers (3100 emplois ont été supprimés à la direction générale des finances publiques depuis 2010), en faisant sauter le monopole de Bercy en matière d’ouverture de poursuites pénales ou “verrou de Bercy” ou encore en interdisant le pantouflage (passage de la haute administration publique à la direction de multinationale ou à des postes ministériels et vice et versa).

 

Tract Nicole Briend

IMGP3672

 

IMGP3673

IMGP3688