Attac Oise appelle tous les citoyens à soutenir le « mouvement des gilets jaunes »

La colère sociale a trouvé avec ce mouvement des « gilets jaunes » une expression inédite. Le caractère néopoujadiste et antifiscaliste qui semblait dominer il y a encore quelques semaines et les tentatives d’instrumentalisation de l’extrême droite et de la droite extrême ont été relativisées par la dynamique propre du mouvement, qui s’est considérablement élargi, et par la conscience que les taxes sur l’essence étaient « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » mais n’étaient pas les seuls motifs de révolte.

Des dérapages homophobes ou racistes se sont produits et nous les condamnons avec fermeté. En aucun cas ils ne sont représentatifs de la nature de ce mouvement. Des incidents parfois graves se sont produits sans pour autant en ternir le sens. Ce mouvement d’auto-organisation populaire fera date et c’est une bonne nouvelle.

Deux questions sont posées par ce mouvement : 1) celui de la misère sociale grandissante notamment dans les quartiers populaires des métropoles et la désertification des campagnes par la destruction des services publics ; 2) celui de l’aggravation de la crise écologique et climatique qui menace les conditions d’existence même d’une grande partie de l’humanité et en premier lieu des plus pauvres.

Il faut répondre à ces deux questions par la conjonction entre un projet, des pratiques sociales et une perspective politique liant indissolublement la question sociale et la question écologique, la redistribution des richesses et la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous appelons à faire de chaque lieu de barrage ou de blocage des lieux d’« université populaire », des lieux de débats. Ces lieux doivent nous permettre de parler des difficultés de nos vies, de nos métiers respectifs et des échanges permettant de s’informer sur la fiscalité, la réalité des impôts et des taxes, sur l’évasion fiscale, sur ce qu’implique la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous appelons également à rédiger des « cahiers de doléances ». Le gouvernement devra bien être obligé non seulement de nous écouter mais aussi de nous prendre en compte. L’arrogance de Macron qui n’a de cesse de valoriser « les premiers de cordée » et qui méprise les autres, les pauvres, « ceux qui fument des clopes et roulent au diesel » et le cynisme des dominants qui n’ont que faire de la pauvreté et de la crise climatique doivent cesser.

Nous appelons enfin à participer aux manifestations pour les salaires le samedi 1er décembre ainsi qu’ aux marches mondiales pour le climat le samedi 8 décembre qui se dérouleront pour l’Oise à Beauvais et Compiègne.

 

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